Bonne copie, mauvaise copie: Une plongée dans la piraterie planetaire

Un excellent documentaire sur l'état actuel du droit d'auteur et de la culture, à mettre entre toutes les mains !

“Good copy bad copy” est un documentaire danois (2007) réalisé par Andreas Johnsen, Ralf Christensen & Henrik Moltke distribué sous licence libre (Creative Commons).
État des lieux du copyright

Ce film dresse un état des lieux de la notion de droit d’auteur à l’heure des réseaux “peer to peer” et de l’Internet. Il fait également le constat des conséquences très préoccupantes du copyright dans le domaine de la création : l’application stricte du copyright tel qu’il est encore entendu aujourd’hui par la loi peut rendre condamnable la plupart des pratiques développées depuis le mouvement Dada (notamment le collage, le ready-made et toutes les attitudes créatives actuelles qui en découlent).
Propriété privée et partage des savoirs

“Good copy bad copy” soutient par ailleurs une thèse fondatrice des défenseurs du logiciel libre : la connaissance est difficilement compatibles avec la notion de propriété privée. En effet, le partage et la transmission des savoirs conditionne l’évolution et la prospérité de nos sociétés. Au contraire, la confiscation des savoirs à des fins commerciales ou politiques a historiquement démontré ses conséquences néfastes sur l’épanouissement des peuples. Au lieu de verrouiller, de crypter et de restreindre, la philosophie du logiciel libre se base sur l’échange et la transmission des savoirs, l’intelligence collective, les pratiques communautaires, etc. Comme on échange des recettes de cuisine pour y amener une touche personnelle, comme la recherche universitaire évolue grâce aux publications de la communauté scientifique, le logiciel libre prône une liberté de parole et de citation.

D’une manière proche, impossible aujourd’hui pour les producteurs d’ignorer la nécessité de créer de nouvelles solutions de diffusion, face à de nouvelles pratiques auxquelles ils doivent forcément s’adapter.

Les enjeux de la démocratisation de la création et de sa diffusion sont illustrés par des interviews pertinentes et des exemples concrets : celui de l’étonnante économie du cinéma nigérien, dont on apprend au passage la vitalité (USA : 611 films par an, Inde : +/- 900 films par an, Nigeria : 1200 films par an), le cas “Pirate Bay”, la plateforme d’échanges BitTorrent, etc.

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